C’est Salif KEITA qui l’affirme: quarante ans après son premier album, “Mandjou”, celui-ci devrait être son dernier. À la veille de ses 70 printemps, le premier Ambassadeur international des musiques maliennes se dit en effet trop fatigué pour réitérer l’exploit, et prétend donc tirer ainsi sa révérence. Nulle trace de lassitude pourtant, au fil de ces 10 originaux où il tisse de nouvelles collaborations. Avec ses amis et soutiens Alpha Blondy et Angelique Kidjo d’abord, mais aussi avec le rappeur malien MHD, Ladysmith Black Mambazo et Yemi Alade, pour un poignant “Diawara Fe” (rappelant le rôle primordial de la dynastie Diawara parmi les joueurs de kora). Toujours aussi irrésisiblement dansante (“Tonton”, “Lerou Lerou”), la musique de Salif KEITA n’en sait pas moins ménager encore de ces instants contemplatifs où son timbre incantatoire s’adosse sur les chœurs féminins et les cordes acoustiques d’instruments traditionnels (“Tiranke” ou le semi-zulu “Ngamale”). Enregistré entre Bamako et Vitry-sur-Seine de juin 2017 à juin dernier, ce disque ne résonne en rien comme un chant du cygne, mais regorge au contraire d’un solide appétit de vie… Salif don’t go!

Patrick Dallongeville
Paris-MoveBlues Magazine, Illico & BluesBoarder

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Le quinzième album du poète africain Salif KEITA sera-t-il le dernier, comme il semble le dire lui-même. On peut comprendre qu’après une carrière de plus de cinquante ans la fatigue puisse commencer à se faire ressentir, mais il est inconcevable qu’un tel artiste ne s’exprime plus. Ce serait amputer le Mali et l’Afrique toute entière de l’une de ses voix les plus emblématiques. Que ce soit en effet à travers ses propres œuvres, ses nombreuses collaborations avec d’autres artistes, de Steve Hillage en passant par Carlos Santana, Cesaria Evora, Wayne Shorter, Ibrahim Maalouf ou Vernon Reid (de Living Colour) et j’en passe, ou les différents rôles qu’il a joués, cet artiste est devenu un élément à part entière du patrimoine de l’humanité! Militant infatigable, il nous rappelle aujourd’hui avec le titre de ce nouvel album que la cause des albinos en Afrique est quelque chose de primordial. C’est la raison pour laquelle il souhaite intensifier les actions de sa Fondation Salif Keita pour les Albinos.
Avec cet excellent opus, vous avez droit à 10 nouvelles chansons qui célèbrent la différence et la liberté d’être pour chacun. Certains invités prestigieux sont venus prêter leur voix à cet ultime appel à respecter partout et toujours les Droits de l’Homme: Angélique Kidjo, MHD (Mohamed Sylla), Yemi Alade, Ladysmith Black Mambazo ou Alpha Blondy.

Dominique Boulay
Paris-Move & Blues Magazine (Fr)

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Salif KEITA – Un Autre Blanc – Disponible sur iTunes: ICI

A écouter également sur Deezer, ICI

A lire, l’ITW de Salif KEITA sur le site de NOVA.fr et c’est ICI

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